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Julien Rabaca : péparer la course et préparer aussi l'automne
Avant de se rendre aux Jeux Méditerranéens pour les quels il a été appelé en Équipe de France, Julien Rabaca se prépare méthodiquement, en contact quotidien avec son coach Franck Teyssier.
Quel est ton plan de préparation ? Tu l'as élaboré avec Franck ?
J'ai eu un petit coup de mou, un petit coup de fatigue au début du printemps. Je n'avais pas pu m'entraîner comme je voulais. J'avais dû réduire un peu. Depuis juin-juillet, ça allait mieux. Je n'avais pas coupé. Je n'ai pas pris de vacances vu que j'avais allégé au printemps. Et après, quand j'ai su un peu le truc – ça se goupillait bien avec ce que j'avais prévu déjà, monter en altitude au mois d'août - je suis depuis une semaine à Font-Romeu en stage pour préparer la course et préparer aussi l'automne de manière générale.
Il y a
d'autres coureurs en stage avec toi ?
Oui, il y a d'autres gars mais pour l'instant, je me suis entraîné tout seul ; je suis avec mon père.
Tirer le meilleur profit de chaque journée
Tu as un plan
d'entraînement ?
Oui, oui. On a les grosses lignes. Et on se tient au courant
jour après jour avec Franck parce qu'entre, parfois, ce qu'on prévoit et ce qu'on
peut faire… Entre la récupération et tout ça, on ne peut pas toujours faire ce
qu'on prévoit.
On a des grosses lignes en tête avec Franck mais après on se tient au courant régulièrement pour adapter au jour le jour et tirer le meilleur profit de chaque journée.
Quel genre d'entraînements tu fais ? De la piste, du hors stade, tu vas en montagne, tu fais quoi ?
Je ne suis pas allé à la piste depuis que je suis arrivé à Font-Romeu il y a une semaine et je ne prévois pas d'en faire beaucoup. Je fais beaucoup de trail nature, de fartlek, beaucoup de travail aérobie, footings nature en forêt. En plus à Font-Romeu, l'endroit est sympa. Je profite de ça. Ça reste tout dans l'optique de la préparation de l'automne donc je ne voulais pas trop aller sur la piste tout de suite. En plus, la piste c'est un peu plus haut qu'à Matemale. Donc c'est un peu mieux de s'entraîner à Matemale pour moins générer de fatigue. C'est un lac un peu plat à 1500-1600 mètres alors que la piste est à 1800 m d'altitude donc les séances sont plus impactantes pour l'organisme. Pour l'instant il est préférable de rester sur Matemale pour être prudent. La piste avait été faite avant les Jeux de Mexico étant à peu près à la même altitude (NDR : Mexico se situe à 2200 mètres d'altitude).
Ces Jeux de Mexico en 1968, année contestataire,
furent marqués par plusieurs évènements : deux faits sportifs et un extra-sportif
:
C'est impossible ! Revérifiez !
Bob Beamon explose le record du monde
du saut en longueur : 8,90 m.
Beamon
était un extra-terrestre de la discipline. À 15 ans il sautait déjà 7,34 m. À
22 ans 8,33m le second meilleur saut de tous les temps. Aux JO de Mexico, dès
son premier essai, il atteignait une distance jamais vue dans la discipline
tant et si bien que les juges n'en croyaient pas leurs yeux et vérifièrent
longuement leur mesure.
-
C'est impossible disaient certains.
Revérifiez !
On mesura
et remesura. Les officiels durent ressortir leur décamètre, les viseurs
optiques n'étant pas réglés pour prendre en compte cette distance. Pas
d'erreur, Beamon venait littéralement d'exploser le record du monde en
l'améliorant d'un seul coup de 55 cm et son record personnel de 57 cm dès son
premier essai. Il n'en fit qu'un autre ce jour-là puis arrêta le concours.
Le record du monde de Beamon a tenu 22 ans et 10 mois, soit moins que les 8,13 m de Jesse Owens réalisés en 1935, record qui a tenu 25 ans et 2 mois, avant d'être battu par Mike Powell le 30 août 1991 aux championnats du monde : 8,95 m.
35 ans plus tard, ces 8,95 m sont toujours le record du monde. Mais depuis 1968 les 8,90 m de Beamon demeurent le record olympique.
Beamon aux JO de Paris 2024 !
En , il partage en tant que batteur la scène de l'Olympia avec le trompettiste Ibrahim Maalouf. Le concert s'inscrit dans le cadre de l'Olympiade Culturelle de Paris 2024 visant à créer un pont entre Art et Sport.
1968 année de contestation et de poings levés
Photo : National Portrait Gallery
La veille,
un autre évènement, d'ordre socio-politique celui-là, avait déjà rendu ces Jeux de 1968 historiques : le poing levé sur
le podium des athlètes afro-américains Tommie Smith et John Carlos 1er
et 3ème du 200 mètres.
Le poing levé aux Jeux olympiques d'été de 1968, aussi
qualifié de poing levé du « Black Power » aux Jeux olympiques d'été
de 1968, est un acte de contestation politique mené par les athlètes
afro-américains Tommie Smith et John Carlos lors de la
cérémonie de remise des médailles du 200 mètres, le 16 octobre 1968,
lors des Jeux olympiques d'été de 1968, au stade olympique
universitaire de Mexico.
La révolution du saut en hauteur
Dick Fosbury a surpris le monde entier et révolutionné le saut en hauteur avec son
"Fosbury-flop" aux Jeux Olympiques de Mexico 1968. Jusqu'alors, les meilleurs sautaient en " rouleau ventral ". Il inventa le saut dorsal. Une révolution par
une démarche liée aux sciences de la mécanique. Il se dit que ses capacités
étaient autant dans sa tête que dans ses jambes. Champion olympique du saut en
hauteur (2,24 m), un peu en marge de l'évènement (il a raté la cérémonie
d'ouverture des JO pour aller admirer le coucher du soleil) il eut parfaitement
conscience de la portée de ce qu'il avait accompli. Il déclara :
Dick Fosbury en 1968 :
- Je suis sûr que plein de gamins vont faire comme moi maintenant.
À SUIVRE…
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